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Chien pisteur |
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Il n'est pas reconnu par la F.C.I. |
Origine |
Moyen-Age | |
Traduction |
Francis Vandersteen | |
In English, this breed is said |
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Tracking Hound |
Auf Deutsch, heißt diese Rasse |
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Spürhund |
En español, esta raza se dice |
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Sabueso de rastro |
In het Nederlands, wordt dit ras gezegd |
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Speurhond |
Cette race est aussi connue sous |
Limer
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Le limier était un type de chien courant utilisé en laisse au Moyen-Age pour repérer le grand gibier avant que la meute ne se lance à sa poursuite. Dans la pratique de la chasse médiévale en France et en Angleterre, certaines espèces de gibier n'étaient ni repérées ni chassées par une meute complète, comme c'est l'usage dans la chasse moderne. Elles étaient d'abord localisées par un limier. A l'aube, le conducteur emmenait son limier à pied pour identifier — grâce aux excréments ou aux empreintes, par exemple — le passage d'un grand animal durant la nuit. Il lançait ensuite son chien sur la piste jusqu'à ce que celui-ci découvre l'endroit où l'animal pâturait ou se reposait. Cette tâche exigeait un flair très fin, la capacité d'ignorer toute odeur parasite susceptible de distraire le chien, ainsi qu'une traque silencieuse. Ce processus était appelé « détourner » le gibier. Plusieurs limiers pouvaient être envoyés dans différentes zones de la forêt. Les conducteurs faisaient ensuite leur rapport à leur seigneur ou au maître de chasse, qui choisissait celui « qui semblait avoir détourné le plus grand et le plus vieux cerf, et celui gisant dans le couvert le plus favorable ». Les veneurs amenaient alors la meute de chiens courants, appelés *raches*. Ces chiens pouvaient être postés en relais le long du parcours probable de l'animal, tenus par couples, pour être lâchés au signal du maître de chasse. Le gibier était alors débusqué (ou « levé ») et la meute le poursuivait à la piste chaude jusqu'à ce qu'il soit acculé et abattu. Si le gibier échappait à la meute — peut-être blessé — ou si la nuit interrompait la chasse, les veneurs marquaient le dernier endroit où l'animal avait été aperçu ; les seigneurs et les dames regagnaient alors le pavillon de chasse ou les tentes dressées pour eux en forêt, pour y dormir ou festoyer. Le conducteur de limier entreprenait ensuite de localiser à nouveau la bête, parfois en suivant sa piste de sang ; l'animal blessé était alors achevé, ou bien la chasse reprenait son cours. Le limier était un chien de piste spécialisé, bien moins nombreux que les chiens courants (ou « raches ») au sein de la meute d'un seigneur — dans une proportion d'environ un pour vingt — et il était très prisé. Il arrivait qu'on le lâche pour poursuivre le gibier aux côtés de la meute, mais, en règle générale, il ne participait pas à la curée. Selon les traités de vénerie, le limier ayant localisé la bête devait être le premier à recevoir sa part spécifique de la carcasse lors du dépeçage ; c'est ce qu'illustre ce lien, où le chien tenu en laisse se voit offrir la tête du cerf, tandis que les chiens courants attendent impatiemment leur part. Il disposait d'un soigneur attitré chargé de s'occuper de lui et de le mener : le « valet de limier ». Pour accomplir sa tâche, le limier portait un collier — le harnais de pistage moderne étant alors inconnu, alors même que chacun maîtrisait l'art du harnachement équin — et la laisse devait être suffisamment longue pour permettre au chien de quêter. |









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